Vous disposez probablement d'un compte Gmail et ne voyez rien à redire aux conditions d'utilisation posée par Google

Mais beaucoup d'entre nous ne vous enverront pas de courriel à gmail.com.

Problème n° 1 : Gmail est presque immortel

Google propose plus d'espace de stockage pour vos courriels que les autres fournisseurs de service internet que nous connaissons. Le puissant moteur de recherche encourage les détenteurs de comptes [utilisateurs] à ne jamais rien effacer. Il faut trois clics pour mettre un message à la corbeille, et des efforts supplémentaires pour détruire ce message. Il est bien plus simple d'« archiver » ce message ou simple de laisser dans la « Boîte de réception » et laissant le puissant moteur de recherche en retrouver la trace. Google admet que les messages, même détruits, resteront sur son système et pouront rester accessible, en interne, à Google, pour une durée indéfinie. Voici quelque mois, il ont sorti un note d'information disant que les messages laissés dans la corbeille plus de 30 jours seraient automatiquement effacés, mais plusieurs utilisateurs nous ont rapporté que ceci n'est leur est jamais arrivé. Cette information, encore applicable au dossier des spams, ne s'applique plus à la corbeille. Google tient énormément à mieux vous connaître.

Une nouvelle loi de l'État de Californie, le Online Privacy Protection Act [loi sur le respect de la vie privée en ligne], est entré en application le 1er juillet 2004. Google à changé des principales disposition relative au respect de la vie privée car ses anciennes dispositions évitaient de se prononcer sur des points importants et auraient pu tomber sous le coup de loi. Pour la première fois dans l'histoire de Google, les termes employés dans leurs nouvelles conditions d'utilisation ont clairement signifier qu'ils vont mutualiser entre leur différents services toutes les informations qu'ils collectent sur vous. Plus encore, ils peuvent conserver ces informations indéfiniment, et transmettre cette information à qui ils le souhaitent. Tout ce qui est demandé est, pour Google, d'« être convaincu, de bonne foi, que l'accès, la conservaton, la divulgation des telles informations est raisonnablement nécessaire, afin de protéger les droits, la propriété ou la sécurité de Google, ses utilisateurs ou le public ». Il convient de garder présent à l'esrprit que Google se considère déjà, en tant que société, ils parfaitement incapable de mauvaise foi. Leur slogan d'entreprise est « ne soyez pas malveillant » et ils ont fait en sorte que la Security Exchange Commission [organisme de contrôle des opérations de bourse] reçoive ce message à travers sa note d'introduction en bourse [IPO filling].

Les principes guidant l'action de Google ne sont guère différents de ceux quidant Microsoft, Yahoo, Alexa et Amaron. Cependant, ces deniers expliquent dans le détail leurs odieux principes depuis des années. Par contraste, nous avons reçu des courriels indignés de fans de Google qui en prenaient la défense en se référant au vocabulaire des anciens principes - ce faisant, aboutissaient inévitablement à la mauvaise interprétation de la position actuelle de Google ! Désormais, ces courriels se sont taris, car la position de Google est enfin claire. Il est stupfiant de constater à quel point de vagues principes généraux, une interface web minimaliste et un culture d'entreprise non conventionnelle ont pu convaincre tant que monde que Google était différent sur les questions importantes.

Après 180 jours aux États-Unis, les courriels perdent leur statut de communication protégée tombant sous le coup du « Electronic Communications Privacy Act » [ECPA, loi sur la protection de la vie privée dans les communications électroniques], et deviennent simple enregistrement dans base de données. Cela signifie qu'une simple citation sous peine d'amende [subpoena] et non un mandat [warrant] suffit à contraindre Google à produire une copie de l'enregistrement. D'autres pays peuvent ne même pas offrir cette protection minimale et les base de données de Google sont réparties à travers le monde. Depuis la promulgation du Patriot Act il n'est pas clair que la protection prévue par l'ECPA ait quelque validé, ni même si elle s'applique aux corriels provenant des non-américains, depuis d'autres pays.

Les relations de Google avec les représentants de la douzaine de pays où ils sont actifs sont un mystère parce que Google ne fait jamais aucune déclaration sur ce point. Mais il y a une explication : Google utilise le terme « requêtre gouvernementale » trois fois dans la page des conditions d'utilisation et une fois dans celle traitant de respect de la vie privée. Dans le langage de Google, cela signifie que tous les détenteurs de comptes Gmail ont consenti à autoriser Google à montrer n'importe quel courriel de leur compte Gmail à n'importe quel représentant de n'importe quel gouvernement quel qu'il soit, même lrosque la demande est informelle ou extra-judiciaire, à la seule discrétion de Google. Pourquoi devrions nous envoyer des courriels à comptes Gmail tombant sous de telles contraintes draconniennes.

Problème n°2 : Les principes de Google ne sont pas applicables

Les tournures de phrases et les qualificatifs avec lesquels sont décrits les principes de Gmail relatifs à la vie privée sont déjà assez affreux, mais rien dans les principes de Google ni dans aucune de leurs déclarations ne s'applique à ceux d'entre nous qui n'ont pas de compte Gmail. Google n'a même pas formellement établi, dans ses principes de respect de la vie privée, qu'il ne vont conserver dans leur base de données une liste de mot-clés associés aux adresses des courriel entrants. Ils ont dit que leurs annonceurs ne disposeront pas d'information personnellement identifiable tirées du courriel, mais ce la ne signifie pas que Google ne conservera pas ces informations pour un futur usage possible. Nul n'a jamais fait état de la destruction par Google d'aucune données qu'ils aient jamais collectées, depuis le premier jour. Par exemple, leur cookie [marqueur injecté dans l'ordinateur de l'utilisateur], équipé d'un identifiant unique et dont la date de péremption est 2038, a pisté tous les termes de recherches que vous avez jamais utilisés depuis que vous rechercher dans l'index principal [Google search].

Problème n°3 : un risque d'abus généralisé

Si Google bâtit une base de données associant mots-clés et adresses de courriel, le risque d'abus est sidérant. Google pourrait alimenter une base de données susceptible de recracher les adresses qui ont utilisé ces mots-clés. Que dire des mots « cutter » s'ils apparaissent dans les même courriel que « horaires d'avions » ? Pouvez-vous imaginer quelqu'un qui serait intéressé par l'obtention d'une liste d'adresses correspondant à cette combinaison ? Ou par « mp3 » et « téléchargmenet » ? uique que la RIAA [syndicat patronal de l'industrie du disque étatsunienne] a adressé des citations [subpoena] à des fournisseurs de services internet et à des universités, dans le but d'identifier les personnes outrepassant le copyright, pourquoi devrions nous nous attendre à ce que Gmail soit hors-champ ?

Les agence de renseignement amerait jouer avec cette information. Des diagrammes montrant des réseaux sociaux de personnes enclines à partager certaines idées pourraient être produits. C'est une forme « d'extraction de données » actuellement très lucrative pour les entreprises de haute technologie telles que Google, qui passent des contrats avec des agences fédérales. Des adresses de courriel associées à des mots clés seraient parfaite pour ça. Le fait que Google offre tellement de capacité de stockage fait de Gmail quelque chose de singulièrement dangereux et horrifiant.

Problème n° 4 : une publicité ciblée inadaptée

Nous n'utilisons pas Gmail, mais il est raisonnable de présumer que le ciblage publicitaire n'est pas meilleur dans Gmail qu'il ne l'est dans les articles d'actualité qui utilisent la publicité contextuelle comme sources de Google. Voici une capture d'écran qui montre un placement inadapté de messages publicitaires Google dans un article de presse [Il s'agit d'un article attirant l'attention sur les risque des pharmacies en ligne auquel Google a associé trois publicités de pharmacies en ligne]. Nous avons également lu l'histoire d'un juriste qui expériment Gmail. Il s'est envoyé un message à lui-même et à découvert que les mentions légales d'activité jurique qu'il fait figurer en pied de page de ses courriels ont déclenché l'insertion d'une publicité d'un société concurrente.

On voit un autre exemple de publicités Google à la fin de cette article consacré à Brandon Mayfield. Il y a deux pubs. L'une concerne les poursuites pour abus sexuel (le sexe n'a rien à voir dans l'histoire) et l'autre concerne l'anti-terrorisme. Tout l'article ne traite que d'une chose, de même qu'une coupure du New York Times du 8 mai 2004, à savoir qu'un avocat a vu sa carrière ruinée en raison d'une sur-réaction du FBI, s'appuyant sur un élément matériel controversé. Il a été arrêté en tant que témoin direct et son bureau et son domicile on été perquisitionnés. Le NYT (page A12) dit que « M. Mayfield a été arrêté avant que les enquêteur aient complètement dépouillé son répertoire téléphonique [phone records], avant qu'il aient su s'il avait jamais rencontré aucun des suspects de l'attentat à la bombe, avant qu'il aient su s'il avait voyagé en Espagne ou n'importe où ailleurs à l'étranger. Ses proches disaient qu'il n'avait pas quitté les États-Unis depuis dix ans ». Le seul élément matériel est une unique empreinte de doigt sur un sac en plastique et certains représentant du FBI mise en doute la correspondance de cette empreinte. Alors que M. Mayfield passera devant devant une cour de justice, il apparaît que les publicités de Google l'on déjà condamné et, pour faire bonne mesure, ajouté une charge incongrue pour abus sexuel. M. Mayfield serait-il bien inspiré d'envoyer des courriel par Gmail pour plaider sa cause ?

Le Wichita Eagle est content de se voir associer la recommandation publicitaire de Google pour une compagnie de surveillance qui peut « protéger votre maison et votre famille ». Le seule problème, infime, est que cet publicité a été déclenchée par un article consacré à un installateur d'alarme ayant travaillé dans cette société durant 14 ans, pendant lesquels il se transformait, la nuit, en serial-killer.

Notre dernier exemple montre trois pub injectées par Google, au bas d'une chronique du Washington Post, chronique intitulée « Gmail ouvre la voie des publicités pertinentes ». Le chroniqueur soutient que les pub pertinentes de Google améliorent le Web et, de ce fait, ne voit rien à redire à Gmail. Ces publicités approuvés par Google proposent la vente de places dans le classement de pertinence [pageRank] des liens Google, quelque chose que Google aurait considéré comme une haute trahison, voici seulement un an. Oui, ces pubs sont « pertinentes » - l'article parle de Google et les pubs concerne le pageRank. Mais il y a un « mais » :une pub pertinente qui s'avère inappropriée est encore pire qu'une pub non pertinente qui s'avère inappropriée. Les pubs au bas de sa chronique refutenet ses arguments pro-Google. Elle n'a aucun contrôle sur cela et ne sait probablement même pas que cela s'est produit.

La plupart des rédacteurs, même s'ils n'écrivent que des courriels et non des chroniques dans l'un des principaux journaux ont plus de respect pour leurs écrits que Google. N'espérez pas que ces rédacteurs répondent aux Gmail qui leur sont adressés.



Approximativement traduit de l'américain à partir de : http://www.gmail-is-too-creepy.com/