UN VISA POUR JOSEPH !
POUR QU'IL PUISSE REPRENDRE SES ÉTUDES INTERROMPUES PAR UNE EXPULSION HONTEUSE EN 2006
(04/11/07)
Le vendredi 10 février 2006, Joseph KOLLIE, étudiant libérien à la Faculté des Lettres de Besançon était expulsé de façon honteuse, alors qu'il était à 5 mois d'obtenir sa licence. Demandeur d'asile, Joseph avait entrepris des études avec succès. Dès l'instant où il a été débouté du droit d'asile, il n'avait plus le droit de continuer car il n'était pas entré en France avec un visa pour études.
Avant son expulsion, le Préfet du Doubs n'a eu de cesse d'affirmer à son Comité de Soutien que, s'il voulait poursuivre des études, Joseph KOLLIE devait demander un visa pour études auprès des autorités consulaires de son pays. Après son expulsion les Ministres des Affaires étrangères et de l'Intérieur d'alors nous ont donné l'assurance que Joseph KOLLIE n'était pas interdit du territoire français.
Or, en 2006, il n'y avait aucune représentation diplomatique de la France au Libéria, pour des raisons d'insécurité dans un pays en ruine après la guerre civile qui l'avait ravagé. La préfecture du Doubs, cependant, n'hésitait pas à affirmer qu'il n'y avait aucun danger pour Joseph KOLLIE... Le Consulat de France le plus proche, qui prend en charge le Libéria est à Abidjan, en Côte d'Ivoire soit à 1000 km de distance, (le prix d'un billet d'avion A/R entre Monrovia et Abidjan est de 285$, l'avion est le seul mode de liaison entre ces deux villes).
Le Consulat créé un véritable parcours d'obstacles pour pouvoir simplement déposer un dossier de demande de visa long séjour pour études. Par exemple « la prise de rendez vous pour déposer le dossier doit être faite par téléphone à partir d'un poste fixe identifié en Côte d'Ivoire ». Donc pas depuis le Libéria !
Le Comité de Soutien à Joseph KOLLIE, composé essentiellement d'enseignants et d'étudiants, avait constitué depuis Besançon son dossier de demande de visa. Ce comité avait demandé, vu ces obstacles insurmontables financièrement pour Joseph (salaire des vacations de Joseph à l'Université de Monrovia pour des heures d'initiation au français : 40$ mensuels), une dérogation au Ministre des Affaires Étrangères : par exemple en remettant le dossier au Ministère à Paris qui l'aurait transmis à Abidjan. Le Ministre a refusé.
Aidé financièrement par le Comité de Soutien, Joseph s'envole pour Abidjan, passe plus de quinze jours à l'hôtel entre la prise de rendez vous, le rendez vous. Finalement, Joseph obtient une réponse : son visa est refusé sans motif (après un racket de 100€ pour frais de visa).
A son retour au Libéria, Joseph avait perdu ses vacations et ses 40$ mensuels. Il ne les a retrouvés qu'en avril 2007.
En 2007, le Comité de Soutien constitue à nouveau un dossier de demande de visa pour Joseph (le dossier est cette fois assorti d'une promesse d'embauche), et l'envoie à Joseph par Chronopost (50€).
Depuis le début de l'année 2007, il y a un Ambassadeur de France en poste à Monrovia au Libéria. Nous pensons que cela devrait les choses et Joseph est plein d'espérance.
En fait, il n'en est rien : cet Ambassadeur, qui ne dispose pas de Consulat, refuse obstinément de prendre en charge le dossier de demande de visa de Joseph et de le faire parvenir au Consulat de France à Abidjan.
Joseph devrait donc, comme l'an dernier, subir la course d'obstacles du Consulat d'Abidjan, avec toutes ses conséquences : avion, attente à l'hôtel à Abidjan, etc...
Joseph n'en a pas les moyens financiers, le Comité de Soutien ne les a plus !
Quel est d'ailleurs l'étudiant libérien qui a les moyens financiers pour se permettre cette course d'obstacles, sciemment organisée pour limiter le nombre de visas ?
N'hésitez pas à laisser un message de soutien, celui-ci, ainsi que votre signature, sera transmis directement à l'Ambassadeur de France au Libéria, au Consul général de France en Côte d'Ivoire et au Préfet de Franche-Comté. Nous enverrons également les pétitions à Brice Hortefeux, Ministre de l'immigration et de l'identité nationale.
N'attendez pas, faites-le maintenant, cela prend 2 minutes !
| Comité de soutien à Joseph Kollie / RUSF Franche-Comté
Nous vous demandons de signer et de faire signer la pétition
pour le retour de Joseph sur le site du Réseau Éducations Sans Frontières (signature en ligne).
| contact : soutienjoseph@yahoo.fr
| site web : www.ras.eu.org/soutienjoseph
Merci à toutes celles et ceux qui, depuis le monde entier, prennent quelques minutes pour signer la pétition en ligne.
Ces dernières semaines, le Réseau Universités Sans Frontières de Franche-Comté / Comité de soutien à Joseph Kollie a entrepris d'interpeller tous les candidat-e-s à la présidentielle sur le cas de Joseph. Nous avons demandé à tous les candidat-e-s républicain-e-s et non officiellement déclarés comme xénophobes de nous recevoir lorsqu'ils / elles sont passé-e-s dans notre région.
A tous, nous avons transmis un dossier téléchargeable comprenant :
A ce jour, et malgré de multiples relances, cette réponse ne nous est pas parvenue. Force nous est donc de déclarer que le candidat Nicolas Sarkozy ne tient pas ses promesses.
Madame, Monsieur,
Vous m’avez interrogée sur la demande de visa de M. Joseph Kollie, étudiant libérien de l’université de Besançon expulsé vers son pays le 10 février 2006. Tout d’abord, je dois vous dire que je m’interdis de répondre à votre question précise, « Si vous êtes élue, Joseph Kollie pourra-t-il revenir étudier en France ? » A mes yeux en effet, le chef de l’État n’est pas une espèce de monarque intervenant de manière discrétionnaire dans les dossiers individuels. Son rôle est au contraire de garantir le fonctionnement régulier de l’Etat de droit dans lequel le sort des individus ne dépend pas de décisions arbitraires ou de faveur, mais du respect de la loi commune.
La situation que connaît aujourd’hui Joseph Kollie est le résultat d’une politique consistant à faire croire à l’efficacité de la « lutte contre l’immigration » en se montrant intransigeant sur quelques dossiers médiatisés comme ceux de la famille Rabah, de Jeff Babatunde ou de Joseph Kollie. Dans ce dernier cas, le résultat est particulièrement absurde puisque l’administration refuse de prolonger son séjour au motif du manque de sérieux de ses études au moment même où le président de l’université intervient en faveur de cet étudiant .
En faisant comprendre aux préfets qu’ils seraient jugés sur les résultats de cette politique, l’ancien ministre de l’intérieur a confondu performance et intimidation. Cette attitude de manipulation des chiffres et de bluff médiatique n’est pas digne de l’Etat républicain qui doit au contraire veiller à ce que l’application des règles fixées par la loi ne provoque ni désordre ni injustice.
Aujourd’hui, c’est la difficulté et l’arbitraire dans l’octroi des visas qui encourage les migrants à se maintenir en France, et plus généralement en Europe, en situation irrégulière.
La politique que je veux promouvoir ne consiste pas à multiplier les lois sur l’immigration mais à faire respecter quelques règles claires : s’il dispose d’un contrat de travail régulier ou d’un projet de formation validé par une université, un étranger doit obtenir un visa et celui-ci doit lui permettre des allers et retours avec son pays d’origine, afin que le codéveloppement accompagne les migrations au lieu de n’être qu’une contrepartie bien illusoire à l’arrêt des migrations.
Je vous prie de croire, Madame, Monsieur, en l’assurance de mes sentiments les meilleurs.
Ségolène Royal
Cette réponse appelle pour nous deux commentaires :
| Comité de soutien à Joseph Kollie/RUSF Franche-Comté
Voici le compte-rendu de ces rencontres dans l'ordre dans lequel elles se sont déroulées :
| contact : soutienjoseph@yahoo.fr
| site web : www.ras.eu.org/soutienjoseph
Merci à toutes celles et ceux qui, depuis le monde entier, prennent quelques minutes pour signer la pétition en ligne.
Projection-débat :
Amphi Donzelot, Faculté des lettres, 30 rue Mégevand, F-25030 Besançon Cedex
Voici l'affiche Paroles d'expulsés
mercredi 11 avril, 20h30, entrée libre.
. Merci de la diffuser autour de vous.
Merci à toutes celles et ceux qui, depuis le monde entier, prennent quelques minutes pour signer la pétition en ligne.
Le 12 octobre 2006, Suzilène Monteiro, lycéenne de Colombes (Hauts-de-Seine) a été expulsée, comme la famille Raba, sur un avion spécialement affrété par le gouvernement, en dépit d'une forte mobilisation de ses camarades et enseignants (3000 signatures collectées, deux manifestations).
Le 20 octobre, le Comité de soutien à Suzilène manifestait devant le Conseil Général à Nanterre contre la venue de Nicolas Sarkozy. Le ministre-candidat a accepté alors de recevoir une délégation et a fini par concéder : "rien ne s'oppose à la délivrance d'un visa long séjour pour études".
Suzilène a obtenu son visa et est rentrée en France le 3 février dernier. Dans un article du Monde du 6 février, un conseiller de N. Sarkozy a déclaré : "Il est important de rappeler et de faire respecter les règles dans un sens comme dans l'autre. Suzilène a été reconduite à la frontière car elle était en situation illégale. Mais depuis elle a déposé une demande de visa long séjour et a pu obtenir un visa étudiant".
A Besançon, Joseph Kollie, étudiant libérien de la faculté des lettres, a été expulsé le 10 février 2006 malgré une forte mobilisation de la communauté universitaire et de la population bisontines (6000 signatures collectées, rassemblements à la fac, au centre-ville et devant la préfecture, concert de soutien).
Le 30 octobre, sa demande de visa long séjour pour études a été rejetée sans aucune raison alors qu'il remplissait toutes les conditions. Le Président de l'Université de Franche-Comté a écrit au Ministre des Affaires Etrangères pour lui demander des explications
La réponse vient de tomber
Le dossier de Joseph Kollie était complet : autorisation d'inscription, attestations de ses enseignants, un projet professionnel clair et solide, son compte était approvisionné suite à une collecte...
Nous pensons que comme pour Suzilène, rien ne devrait "s'opposer à la délivrance d'un visa long séjour pour études" à Joseph Kollie.
Annoncée initialement le 13 mars, la visite du ministre-candidat Nicolas Sarkozy à Besançon a été reportée au 29 puis finalement maintenue le 13 !
Une seule conclusion s'impose : le candidat-ministre a eu vent de notre rassemblement et cherche à le déjouer. Il a peur des questions embarassantes que nous voulons lui poser.
Le cas de Joseph Kollie, en effet, contredit totalement les déclarations de son conseiller lors du retour en France de Suzilène Monteiro le 3 février dernier.
Que Nicolas Sarkozy ne se fasse aucune illusion. Nous serons là le 13, devant Micropolis à 18h00, pour lui poser les questions que manifestement il ne veut pas entendre.
Voici le tract d'appel
.
"l'intéressé ne remplissant pas les conditions requises pour l'obtention du visa sollicité". De quelles conditions s'agit-il ? Le chef du cabinet du Ministre ne le dit pas.
à ce rassemblement. Merci de le diffuser autour de vous.
Merci à toutes celles et ceux qui, depuis le monde entier, prennent quelques minutes pour signer la pétition en ligne.
Le 10 février 2007 marquera le triste anniversaire de l'expulsion de Joseph.
Si vous n'etes pas loin de Besançon, nous vous invitons à un rassemblement devant la préfecture, rue Charles Nodier, à 15h00.
Si vous êtes trop loin, nous vous invitons à exiger une nouvelle fois un visa pour Joseph auprès du Ministre des Affaires étrangères, du Consul général de France à Abidjan et du Ministre de l'Intérieur (adresses et modèles de lettres sur ce site).
Voici le tract d'appel
à ce rassemblement. Merci de le diffuser autour de vous.
NOUS EXIGEONS LE RETOUR DE JOSEPH KOLLIE A BESANÇON.
L'université de Franche-Comté, où Joseph poursuivait ses études brutalement interromptues, n'oublie pas :
motion du Conseil d'Administration du 7 février 2007
.
courrier du président de l'université de Franche-Comté au ministre des Affaires Etrangères du 15 janvier 2007
.
Si vous êtes dans la région Franche-Comté, ou pas loin, le Comité de soutien Joseph Kollie, ainsi que le Réseau Education Sans Frontières du Doubs, le Réseau Universités Sans Frontières de Franche-Comté, vous appelle à une
Bus au départ de Besançon à 13h30 depuis le parking Battant, 5€ aller-retour :
Renseignements et réservation obligatoire au 06.74.83.11.94 ou 03.81.83.07.13
ou resf25@yahoo.fr ou soutienjoseph@yahoo.fr
| Comité de soutien à Joseph Kollie
| contact : soutienjoseph@yahoo.fr
| site web : www.ras.eu.org/soutienjoseph
| Comité de soutien à la famille Raba
| site web : www.collectif-raba.fr
Un visa pour Joseph ! Rassemblement devant la préfecture du Doubs, rue Charles Nodier, Besançon, mercredi 22 novembre à 17h00 (voir l'appel).
Merci à toutes celles et ceux qui, depuis les 4 coins du globe, prennent quelques minutes pour signer la pétition en ligne.
Bonjour,
La soirée de soutien du 9 novembre dernier a été un franc succès et nous a redonné du tonus pour continuer le combat ! L'argent récolté a permis à Joseph de rentrer chez lui à Monrovia mercredi 15 novembre. Nous serons avertis, par nos généreux contacts ivoiriens, d'une éventuelle réponse du Consulat Général de France.
Plus que jamais, il importe d'intensifier la pression sur le gouvernement et les autorités diplomatiques françaises et de les forcer à réagir !
Comme nous vous l'avions annoncé, nous avons avons mis en ligne des modèles de lettres de protestation à envoyer :
1- Au consulat de France à Abidjan :
courriel : cg.abidjan-fslt@diplomatie.gouv.fr
2- Au Ministre des Affaires Etrangères :
courriel : philippe.douste-blazy@diplomatie.gouv.fr
a) Aller sur le site du Premier Ministre
4- Au Ministre de l'Intérieur :
courriel (1) : claude.gueant@interieur.gouv.fr
5- A notre cher préfet du Doubs :
courriel (1) : prefet@doubs.pref.gouv.fr
Possibilité d’envoyer des fax gratuitement depuis le web.
Usez et abusez du net, pour inonder ces personnages de mails et fax et leur montrer que Joseph n'est pas tout seul... Rajoutez votre nom et votre adresse, personnalisez ces modèles, et envoyez une "copie cachée" de vos messages à soutienjoseph@yahoo.fr. Surtout, transmettez-nous les réponses éventuelles que vous recevrez.
| Comité de soutien à Joseph Kollie
télécopie : 00 225 20 20 05 20
modèle de lettre au Consul
Adresse postale : Consulat général de France à Abidjan
Rue Lecœur
01 BP 1385 ABIDJAN 01
Côte d'Ivoire
télécopie : 01 45 51 60 12
modèle (1) de lettre au Ministre des Affaires Etrangeres
modèle (2) de lettre au Ministre des Affaires Etrangeres
b) Lui laisser un message par exemple par un copier-coller de la lettre qui lui est destinée (modèle de lettre au Premier Ministre) dans le champ "Ecrivez votre message"
c) Dans la liste déroulante "Objet de votre message", choisir "Exprimer une opinion"
d) Cliquer sur le bouton [Envoyer votre message]
courriel (2) : sec.gueant@interieur.gouv.fr
télécopie : 01 40 07 21 09 / 01 40 07 13 90
modèle de lettre au Ministre de l'Intérieur
On peut aussi envoyer directement un courriel à Mr Sarkozy, sur le site du Ministère de l'Intérieur, comme pour Mr de Villepin (voir ci-dessus).
Jouez bien au copier-coller !
courriel (2) : Jean-Marc.Rebiere@doubs.pref.gouv.fr
courriel (3) : courrier@doubs.pref.gouv.fr
télécopie : 03 81 83 21 82
modèle de lettre au Préfet du Doubs
| contact : soutienjoseph@yahoo.fr
| site web : www.ras.eu.org/soutienjoseph
Merci à toutes celles et ceux qui, depuis les 4 coins du globe, prennent quelques minutes pour signer la pétition en ligne.
C’est avec une profonde tristesse et une immense colère que nous vous annonçons que Joseph Kollie n’a pas obtenu son visa long séjour pour revenir terminer ses études en France.
Joseph s’est rendu jeudi 26 octobre au Consulat de France à Abidjan et a présenté un dossier en bonne et due forme aux autorités françaises. Celles-ci l’ont convoqué lundi 30 octobre pour lui rendre son passeport... sans le visa ! Comme il est pratique courante, ce refus de visa n’est pas motivé.
Joseph remplissait pourtant toutes les conditions requises (conditions de ressources, autorisation préalable d’inscription, lettres de recommandation, etc.). Joseph lui-même était assez confiant puisque le Ministre des Affaires Etrangères en personne avait précisé par lettre qu’il devait se rendre en Côte d’Ivoire.
Aujourd’hui, il ne comprend pas pourquoi les autorités françaises ne lui permettent pas de revenir achever ses études à Besançon et parfaire sa connaissance du français pour lequel il éprouve une véritable passion.
Nous ne comprenons pas non plus une telle décision et nous vous demandons d’écrire au Ministre de l’Intérieur (télécopie : (0/33) 1 40 07 21 09) et au Ministre des Affaires Etrangères (courriel : philippe.douste-blazy@diplomatie.gouv.fr et philippedousteblazy@ump31.org, télécopie : (0/33) 1 45 51 60 12) pour leur demander si les services consulaires français ont pour instruction officielle de ne pas accorder de visa aux personnes qui ont été expulsées. Possibilité d’envoyer des fax gratuitement depuis le web à cette adresse.
Des modèles de lettres de protestation sont disponibles en téléchargement sur le site du Comité de soutien (www.ras.eu.org/soutienjoseph)
Il va de soi que Joseph KOLLIE ne va pas en rester là et formule dès aujourd’hui une demande de recours gracieux auprès du Consulat de France à Abidjan. Vous pouvez l’aider dans cette démarche en écrivant au Consul Général d’Abidjan : cg.abidjan-fslt@diplomatie.gouv.fr
en lui demandant de bien vouloir considérer ce recours gracieux avec bienveillance.
La soirée de soutien du 9 novembre est maintenue avec un léger changement de programme : elle comportera LES ÉLECTRONS LIBRES, GROOVY BABY FUNKY BOOST et LA CÉDILLE. Cette soirée nous servira à financer le séjour de Joseph à Abidjan et éventuellement son retour au Libéria si jamais la réponse des autorités françaises devait s’éterniser...
| Comité de soutien à Joseph Kollie
| contact : soutienjoseph@yahoo.fr
| site web : www.ras.eu.org/soutienjoseph
Notre appel à envoyer des dons pour permettre à Joseph KOLLIE de revenir terminer ses études à Besançon a été entendu !
Nous avons pu rassembler la somme de 2400 euros sur son compte en banque, soit légèrement plus que la somme demandée par le Consulat. Les dons ont afflué de la France entière et même d'ailleurs. Que tous ces généreux donateurs, connus et inconnus, soient ici très vivement remerciés.
D'autre part, le soutien des syndicats de personnels et d'étudiants de l'Université de Franche-Comté nous a permis d'envoyer à Joseph la somme de 600 euros pour l'achat de son billet d'avion de Monrovia à Abidjan et son séjour là-bas.
Joseph s'envole donc pour la Côte d'Ivoire le 22 octobre et il a rendez-vous au Consulat le 26 pour présenter en personne sa demande de visa long séjour pour études.
Le 9 novembre, nous organisons une soirée concert afin de rassembler les fonds pour son billet d'avion pour la France.
Celle-ci aura lieu à la Salle David, 11 rue Battant à Besançon, à partir de 19h30 avec LES ÉLECTRONS LIBRES, GROOVY BABY FUNKY BOOST et LA CÉDILLE. Participation aux frais : 3 euros, buvette et buffet.
VENEZ NOMBREUX !
Avec les groupes GROOVY BABY FUNKY BOOST, Les Électrons Libres et LA CÉDILLE.
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| contact : soutienjoseph@yahoo.fr
| site web : www.ras.eu.org/soutienjoseph
Le 10 février dernier, la Préfecture de Franche-Comté a fait expulser Joseph Kollie vers le Libéria, interrompant le cycle d'études qu'il avait commencé avec succès. Le 15 juin, les élus de Franche-Comté (Mme Guinchard-Kunstler, députée du Doubs, Mrs Forni, président du Conseil régional, Jeannerot, président du Conseil général et Fousseret, maire de Besançon), avaient écrit au Ministre des Affaires Etrangères afin de demander que les démarches administratives soient facilitées à Joseph Kollie pour qu'il puisse revenir achever ses études à Besançon.
Après une première réponse qui nous laissait entrevoir un espoir, M. Douste-Blazy a finalement communiqué sa réponse définitive à Mme Guinchard-Kunstler dans un courrier daté du 8 août. Il y « invite l'intéressé à déposer personnellement sa demande auprès de notre représentation consulaire à Abidjan », soit à plus de 1000km de là...
La lettre poursuit en donnant des renseignements aisément accessibles pour qui dispose d'internet et qui figuraient déjà dans la lettre initiale des élus de Franche-Comté.
Le Ministre des Affaires étrangères semble ainsi considérer que le Libéria est comme la France (téléphone, internet, TGV...) ! Il ignore totalement le fait que la France ne dispose d'aucune représentation diplomatique au Libéria, que ses services déconseillent même formellement aux ressortissants français de s'y rendre. Enfin, il est disposé à n'accorder aucune concession à Joseph Kollie !
Mais qu'à cela ne tienne ! Joseph a une autorisation d'inscription à l'Université de Franche-Comté, ses amis, ses camarades, ses enseignants l'attendent. Son Comité de soutien met donc tout en oeuvre pour lui permettre d'effectuer ses démarches administratives depuis la Côte d'Ivoire.
Notre appel à collecter des fonds lancé début juillet nous a permis de recueillir près de 800 euros et nous vous remercions très chaleureusement.
Il nous reste à collecter 1400 euros pour qu'il puisse remplir les conditions de ressources imposées par le Consulat. Nous voulons également aider Joseph pour ses déplacements et son séjour en Côte d'Ivoire, ainsi que pour son billet d'avion pour la France.
Nous lançons donc un deuxième appel à la solidarité citoyenne pour aider Joseph à revenir terminer ses études à Besançon.
Merci d'établir des chèques au nom de Joseph Kollie et de les expédier à l'adresse suivante :
| Comité de soutien à Joseph Kollie
| c/o SUD Etudiant
| Faculté des lettres de Besançon
| 32 rue Mégevand
| 25000 Besançon
| contact : soutienjoseph@yahoo.fr
| site web : www.ras.eu.org/soutienjoseph
Le 10 février dernier, la préfecture de Franche-Comté a fait expulser Joseph Kollie, étudiant libérien de la faculté des lettres de Besançon, le privant ainsi de la possibilité de terminer un cycle d’études, entamé pourtant avec succès.
Renvoyé avec, pour tout bagage, les seuls vêtements qu'il avait sur le dos, Joseph a dû renouer les fils de sa vie dans un pays totalement dévasté par quatorze ans de guerre civile et en prenant sans cesse garde à sa sécurité personnelle.
Toujours désireux d'achever le projet professionnel qui l'avait conduit à reprendre des études en France alors qu'il était demandeur d'asile, Joseph Kollie a déposé, au mois d'avril, une demande d'admission à l'Université de Franche-Comté qui a été acceptée sans condition. Son objectif est l'obtention d'un Master de Français Langue Etrangère afin de pouvoir enseigner cette langue au Libéria à un haut niveau.
Joseph applique ainsi "au pied de la lettre" les conseils que la préfecture de Franche-Comté n'a cessé d'opposer à son comité de soutien pendant plusieurs mois : « si Joseph Kollie veut un titre de séjour étudiant, il doit rentrer dans son pays et suivre la procédure "normale" ».
Mais Joseph Kollie vit au Libéria, pays où il n'y a aucune représentation diplomatique française. Pour faire sa demande de visa "long séjour" étudiant, il doit s'adresser à l'ambassade/consulat de France à Abidjan (Côte d'Ivoire). La demande d'entretien doit être faite depuis un téléphone "fixe" en Côte d'Ivoire même, il faut ensuite patienter un temps indéterminé, etc (voir sur le site du Ministère des Affaires Etrangères ou ici).
Le 15 juin dernier, les élus de Franche-Comté : Mme Guinchard-Kunstler, députée du Doubs, Mrs Forni, président du Conseil régional, Jeannerot, président du Conseil général et Fousseret, maire de Besançon, ont écrit une lettre commune au Ministre des Affaires Etrangères. Il s'agit de demander que les démarches soient facilitées à Joseph Kollie, que les pièces nécessaires à la constitution de son dossier puissent être envoyées au ministère directement et que Joseph n'ait à se rendre qu'une fois en Côte d'Ivoire.
Cette demande ne nous paraît pas exagérée dans la mesure où il aurait été beaucoup plus simple de permettre à Joseph de se maintenir sur le territoire français en lui octroyant un titre de séjour. Il aurait pu ainsi subvenir à ses besoins, trouver un logement, etc.
Nous espérons une réponse rapide et favorable du Ministère des Affaires Etrangères. Les cours à l'Université de Franche-Comté reprennent le 11 Septembre. Joseph est attendu à Besançon par ses amis, à qui il manque beaucoup, par ses camarades et ses enseignants.
Vous pouvez, vous aussi, écrire à M. Douste-Blazy pour lui demander de permettre à Joseph de venir reprendre ses études à Besançon (voir modèle ici).
Enfin, pour satisfaire aux conditions de ressources nécessaires à l’obtention du visa, Joseph doit disposer de la somme de 2150 euros sur son compte en banque. Nous faisons donc appel à votre générosité et à votre solidarité pour réunir cette somme.
Vous pouvez établir un chèque à son nom, Joseph Kollie, et l’expédier à l'adresse suivante :
Nous ne manquerons pas de vous tenir informé de la réponse du Ministère et de l'avancement de son dossier.
| Comité de soutien à Joseph Kollie
| c/o SUD Etudiant
| Faculté des lettres de Besançon
| 32 rue Mégevand
| 25000 Besançon
| contact : soutienjoseph@yahoo.fr
| site web : www.ras.eu.org/soutienjoseph
Merci à toutes celles et ceux qui, depuis les 4 coins du globe, prennent quelques minutes pour signer la pétition en ligne.
Arrêté le 8 février 2006 alors qu'il se rendait à l'université et transféré au Centre de Rétention du Mesnil-Amelot, Joseph a d'abord été embarqué dans un avion en destination de Bruxelles le 10 février à 8 heures puis, de là, mis dans un avion pour Monrovia qui décollait en début d'après-midi.
Plus de 400 personnes se sont rassemblées devant la préfecture de Franche-Comté à Besançon le 10 février à 17 heures : cette fois pour manifester leur vive émotion, leur consternation et leur dégoût de cette politique où l'étranger est un intrus dont il faut se débarrasser sans chercher à le connaître et à le comprendre.
Tout le comité de soutien est sous le choc de ces événements terribles. Nous vous tiendrons au courant grâce à ce site de l'évolution de sa situation.
Nous espérons en tout cas tous très fort qu'il trouvera au Libéria l'humanité qu'il était venu chercher chez nous et qui lui a été refusée.
Continuez d'exprimer votre indignation au préfet de Franche-Comté par courrier, fax, téléphone ou e-mail. L'adresse email du préfet semble avoir été mise "hors service". Nous vous la donnons quand même au cas où elle se remettrait subitement à fonctionner.
(Avoir la patience d'attendre le chargement d'une amorce de la vidéo)
Alternative : cette même vidéo directement chez Google
Dans la journée du 16 février, Joseph Kollie a réussi à reprendre contact avec des membres de son comité de soutien depuis le Liberia où il a été expulsé le 10 février.
Tout le comité de soutien a accueilli la nouvelle avec un grand soulagement : Joseph est en vie ! Fidèle à lui-même, il a cherché à nous rassurer sur son sort et à consoler notre peine de ne plus l'avoir parmi nous.
Comme lorsqu'il était à Besançon où, sous le coup d'un arrêté de reconduite à la frontière, Joseph se rendait, en être libre et digne, tous les jours à la faculté des lettres sans se cacher, il tente de renouer les fils de sa vie à Monrovia au grand jour et sans se soucier des menaces qui pourraient peser sur lui.
Joseph Kollie donne ainsi une grande leçon d'humanité et de courage au préfet de Franche-Comté et à ceux qui décrètent que la France doit expulser tant de milliers d'étrangers par an.
Joseph nous fait part de son incompréhension que la préfecture de Franche-Comté ne lui ait pas permis de terminer son cycle d'études. Il ne comprend pas pourquoi il était devenu indésirable sur le sol français.
Vendredi 17 février, une centaine de personnes se sont rassemblées devant la préfecture, à l'appel du comité de soutien, pour protester contre l'expulsion de Joseph, contre celle d'Oumar Diallo et pour soutenir toutes les personnes menacées par les objectifs chiffrés d'expulsions fixés par le ministre de l'Intérieur.
Une délégation de cinq personnes a une nouvelle fois été reçue par le chef de cabinet du préfet et la directrice de la réglementation. Il ressort principalement de cette entrevue de 3/4 d'heures que :
La pétition demeure donc en ligne. Par ailleurs, et en complément, le comité engage toutes les personnes indignées par l'expulsion de Joseph à continuer d'écrire au préfet de Franche-Comté et au ministre de l'Intérieur, par voie postale, courriel (cette adresse semble fonctionner jusqu'à présent : etrangers@doubs.pref.gouv.fr) ou télécopie pour protester. Des modèles de lettres sont téléchargeables ici.
Le comité de soutien va informer et soutenir tous les étudiants étrangers de l'université de Franche-Comté menacés par la préfecture. Il rejoint l'appel des associations unies contre une immigration jetable et participera aux actions contre le projet de loi sur l'immigration (CESEDA).
Comité de soutien à Joseph Kollie
soutienjoseph@yahoo.fr
www.ras.eu.org/soutienjoseph
Nous appelons toutes les personnes qui se soucient du droit d'asile à protester, par tous les moyens possibles : courrier, fax, téléphone ou e-mail (voir quelques témoignages).
Joseph KOLLIE, persécuté dans son pays (le Libéria) pour ses opinions politiques est venu en France en 2002 pour demander le droit d'asile. En attendant la réponse a sa demande, il s'est inscrit à la faculté des Lettres de Besançon. Il a obtenu jusqu'à présent tous ses examens.
En 2004, l'OFPRA lui a refusé le droit d'asile et la préfecture a failli alors l'expulser dans son pays. Elle lui a laissé malgré tout le temps de terminer sa deuxième année de licence. Mais elle l'a maintenu dans un état de semi-clandestinité, en lui refusant un titre de séjour (pas le droit de travailler pour subvenir à ses besoins).
Joseph KOLLIE a réussi sa deuxième année de licence dans des conditions très difficiles (sans domicile fixe, sans ressource). Il est à nouveau menacé d'expulsion, alors que les risques pour sa vie existent toujours dans son pays.
Joseph suit actuellement les cours en troisième année de licence d'anglais. Il est un étudiant assidu et bénéficie du soutien de tous ses enseignants qui lui permettent ainsi de participer à toutes les épreuves de contrôle continu. Cependant, du fait du refus de la préfecture de lui accorder un titre de séjour, il ne peut être régulièrement inscrit à l'université de Franche-Comté.
Un comité de soutien (regroupant des individus, des associations et des syndicats étudiants et de personnels) s'est créé en octobre 2005 pour exiger le droit de Joseph KOLLIE a terminer ses études à Besançon (dans le nouveau régime LMD, le premier diplôme ne s'obtient qu'au bout de 3 années d'études). Le comité a organisé des rassemblements à la Faculté des Lettres et Place du 8 septembre à Besançon le 20 octobre et le 16 novembre 2005.
Il a également recueilli, dans un premier temps, 1800 signatures qui ont été portées en délégation à la préfecture le 28 octobre 2005. La préfecture a alors signalé son intention de réexaminer le cas de Joseph. Elle a également fait la promesse qu'aucune action policière ne serait intentée à son encontre dans l'attente de sa décision.
A la fin de l'année 2005, aucune décision de régularisation n'avait encore été prise. Une nouvelle délégation du comité de soutien a remis à la préfecture un deuxième lot de 2200 signatures le 20 décembre.
La mobilisation pour la régularisation de Joseph se poursuit avec le lancement de ce site web et la mise en ligne de la pétition.
Nous faisons tous le voeu que 2006 apporte à Joseph le titre de séjour lui permettant de travailler et d'étudier dans la sérénité à laquelle il devrait avoir droit !
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Comité de soutien à Joseph Kollie Université de Franche-Comté UFR SLHS 32 rue Mégevand 25000 Besançon soutienjoseph@yahoo.fr www.ras.eu.org/soutienjoseph |
Le comité de soutien organise une soirée pour tous les demandeurs d'asile et personnes sans papiers le 27 janvier 2006 20h à la salle David, rue Battant à Besançon, avec les groupes Irie Team, Steno P et Milk in Plastic. |
NON aux expulsions ! Des papiers pour tous et un titre de séjour « vie privée et familiale » !Rassemblement à l’appel du Réseau Education Sans Frontières, mercredi 1er février 15h30 devant la préfecture du Doubs, rue Charles Nodier, Besançon. |
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PLUS JAMAIS ÇA !
amphi Donzelot, fac des Lettres, 30 rue Mégevand *plage horaire banalisée pour tous les étudiants et les personnels de la faculté des Lettres. |
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| Nos remerciements au Réseau Associatif et Syndical (R@S) qui accueille ce site |